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Emmanuel Andrieu, Opera-online: 

 

"Dans le rôle-titre, Aude Extrémo confirme sa place de plus exaltante mezzo française de sa génération (aux cotés de Clémentine Margaine) grâce à sa voix racée, d’une ampleur peu commune, rattachée à un timbre mordant et attachant. Par ailleurs, sa présence scénique, toute de détermination, glorifie une Carmen qui - assumant la conséquences de ses actes, sans hésitation et sans nostalgie - ose vivre et aimer au grand jour."

- Emmanuel Andrieu - Opera-online

"Voici enfin la « carmencita », furie sauvage, créature bondissante, à peine extirpée (par José) d’un bain de sang, dans cette manufacture des cigarières à Séville… où les coups de poignards tranchent la peau, où la volupté des corps féminins dénudés est une provocation, une abomination à faire se signer les puritains. L’opéra de Bizet est une peinture érotique franche : et son héroïne revendique cette liberté séditieuse. A la fois dévoreuse et menthe religieuse, Aude Extrémo incarne une sirène mémorable ; elle déverse à plein gosier le métal onctueux et quasi caverneux de son ample mezzo : on aura rarement écouter Carmen plus abyssale plus dominatrice, plus fatale… C’est une arme de séduction massive. Quand elle chante, tout s’efface dans ce relief vocal, cette soie au souffle infini, à la fois sensuel et monstrueux."

- Alexandre Pham - Classic News

"Que de promesses aussi dans le mezzo-soprano orgueilleux d’Aude Extrémo. Fricka reste un emploi secondaire mais la scène de ménage, si souvent considérée comme un tunnel par bon nombre de commentateurs devient homérique lorsqu’elle est ainsi empoignée par une voix d’une telle étoffe et un tempérament d’une telle présence." 

- Christophe Rizoud - Forum opera 

"Pour sa seconde excursion en terres wagnériennes (après Vénus dans la version parisienne de Tannhäuser à Monte Carlo), Aude Extrémo remporte un grand succès en Fricka. La voix est pleine, sonore, habilement projetée jusque dans les notes les plus aiguës du rôle et le personnage, habilement caractérisé, échappe aux interprétations caricaturales qui réduisent parfois Fricka à une simple épouse jalouse et hystérique."

- Stéphane Lelièvre - Olyrix

La Muse/ Nicklausse/ la Voix de la tombe, Opéra national de Bordeaux, Éric Bouloumié

"Gare aux colères de Fricka, puisqu'Aude Extrémo brûle les planches, épouse outragée drapée dans les divines splendeurs de son opulent mezzo !"

- Emmanuel Dupuis - Diapason 

Sa voix est profonde, voire gutturale, son coffre impressionnant, son ambitus très large, capable d’envoûter dans les graves et de flamboyer dans les aigus. Dans les airs d’opéra — Massenet et Saint-Saëns —, elle déploie son jeu avec une expressivité dramatique intense. 

- Irène Salas - Olyrix, mai 2018

"Quel bonheur d’entendre enfin un des plus grands rôles du répertoire français reconquis par une interprète qui chante dans sa langue natale ! Après tant de Dalilas venues de l’est de l’Europe, il se présente aujourd’hui une artiste française capable de leur succéder ! Authentique contralto, Aude Extrémo n’a pas à s’inventer des graves, à poitriner ou à forcer, car elle a naturellement le timbre pour lequel Saint-Saëns a conçu son personnage. Et ses aigus sont tout aussi insolents, ce qui ne gâte rien. L’heure des grands rôles a sonné pour cette ancienne élève de l’Atelier lyrique de l’Opéra de Paris : Saint-Etienne nous la montrera bientôt en Isabella de L’Italienne à Alger, et la saison prochaine en Arsace de Sémiramis. Mais c’est dans le répertoire français que nous voudrions aussi et surtout la retrouver : Sylvie Brunet ne chante plus guère Dalila, mais la relève de Denise Scharley est désormais assurée."

- Laurent Bury- Forum Opéra, octobre 2015

"En Amnéris, la Française Aude Extrémo est la grande révélation de la soirée. Quel timbre intéressant, quelle souplesse dans la voix, avec un grave qui lui permet d'incarner aussi bien les rôles de mezzo (le registre aigu est clair) que ceux de contralto (sa Dalila bordelaise, la saison passée, a marqué les esprits)! Tout son dernier acte est de très haut niveau."
- Jacques Bonnaure, Opera Magazine, janvier 2017

"Aude Extrémo (Venus, Tannhäuser), sosie de Jean Harlow ou Zsa Zsa Gabor, ineffable d'intelligence musicale vocale, déploie les séductions les plus langoureuses et Dieu, que les mélismes influents de la version de Paris lui vont bien! "

- Christian Colombeau, Podcast journal. fevrier 2017

"Est-il possible, dès lors, d'« exister » face à une telle Semiramide ? Aude Extremo, en Arsace, démontre que oui. La jeune mezzo fait elle aussi montre d'une aisance vocale déconcertante dans son rôle travesti. Une projection impeccable..., un timbre offrant ce qu'il faut de vibration, une réelle aisance scénique : la performance est de haut vol. Ainsi les duos Semiramide-Arsace, qui plus est portés par l'intensité de l'intrigue, sont de grands moments de volupté et d'harmonie vocale portée à quintessence (notamment dans le “Giorno d'orrore” de l'acte II)."

-  Pierre Géraudie, Olyrix. mars 2018

Carmen, Opéra de Lille